Guggenheim
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William Kentridge est une figure de référence dans l'histoire récente de l'installation vidéo, symbolisant systématiquement un carrefour entre chorégraphie et dessin, geste, effacement et ligne. La prédominance du noir et blanc renvoie à la texture traditionnelle du film cinématographique et aux pratiques graphiques : fusain, graphite, encre. Dans cette installation composée de neuf écrans, Kentridge évoque le génie fondateur de Georges Méliès, père du cinéma. Tout en créant un autoportrait onirique, il utilise l'atelier de l'artiste comme décor cosmique et met en scène son corps et sa pratique quotidienne. 7 Fragments pour Georges Méliès, ensemble de films qui donne son titre à l'exposition, est accompagné de deux autres éléments, également produits en 2003 et intitulés Le jour pour la nuit (rappelant le travail d'inversion des noirs et des blancs dans le négatif photographique) et Voyage dans la lune (un hommage implicite au chef-d'œuvre du même nom fait par Méliès en 1902). Cette dernière œuvre fait dramatiquement vibrer l'espace grâce à la musique originale de Phillip Miller.

Commissaire : Manuel Cirauqui

William Kentridge
7 fragments pour Georges Méliès (7 Fragments for Georges Méliès), 2003 et Le Jour pour la nuit (Day for Night), 2003
Installation, 8 canaux, vidéo HD. Noir et blanc, silence.
Collection Fundació Sorigué, Lleida
© William Kentridge
Image courtesy of Lia Rumma Gallery Milan/Naples

#GUGGENHEIMBILBAOLIVE
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Audio-guide
William Kentridge: 7 Fragments