Guggenheim

Depuis l'automne 2016, Thomas Struth travaille sur une série de natures mortes en utilisant des animaux morts naturellement à l'institut Leibniz Institute for Zoo and Wildlife Research de Berlin. Ces photos impressionnantes, capturées avec une grande précision et sensibilité, témoignent de l'approche picturale de Struth dans un style nouveau et inattendu, s’inspirant de son travail précédent, à savoir ses photographies récentes sur l'environnement médical et l'histoire du memento mori. En présentant des spécimens d'une mortalité mondaine, Struth renvoie à la dignité de la vie, à notre tradition humaniste et aux questions liées à l'évolution : « J'ai essayé de représenter les animaux d'une manière belle et solennelle. Je m'intéresse à l'idée de rédemption : quand on meurt, tout le cirque qu’on a créé avec tant de diligence, tout ce théâtre, prend fin. Ces photos devraient claquer comme une gifle, doivent renvoyer à la mort et interpeller ».