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Trois études pour une Crucifixion | Francis Bacon | Guggenheim Bilbao Museoa
Exposition passée

Francis Bacon : de Picasso à Vélasquez une exposition de près de 80 toiles qui réunit quelques-unes des peintures les plus marquantes et les moins connues de l’artiste britannique né en Irlande, en regard de l’œuvre de grands maîtres français et espagnols qui ont eu un grand ascendant sur sa carrière.

L’exposition se propose d’explorer l’empreinte que les cultures française et espagnole ont laissée sur le travail de Bacon, francophile fervent et grand connaisseur des classiques espagnols, comme Vélasquez.

Bacon s’est lancé dans la peinture après avoir vu l’exposition Cent dessins par Picasso à la galerie Paul Rosenberg de Paris. Passionné de littérature française, avide lecteur de Racine, Balzac, Baudelaire et Proust, il admirait aussi l’œuvre de créateurs français ou installés en France, tels que Manet, Degas, Gauguin, Van Gogh, Seurat, Matisse et Picasso, mais aussi l’art d’Ingres, Géricault et Daumier.

Au-delà de ses premières rencontres parisiennes avec l’œuvre de Picasso des années vingt et trente, sa relation avec la culture espagnole se manifeste surtout dans son obsession pour le Portrait du Pape Innocent x, peint par Vélasquez en 1650. En dépit d’avoir eu l’occasion de contempler cette œuvre directement dans la Galerie Doria Pamphilj au cours d’un voyage à Rome en 1954, Bacon a choisi de travailler à partir des reproductions de la peinture, et non de l’original, pour peindre les plus de cinquante toiles qu’il a consacrées à ce motif. Outre Vélasquez, Bacon était fasciné par d’autres maîtres classiques, comme Zurbarán, Le Greco ou Goya, dont il a pu admirer l’œuvre au Musée du Prado de Madrid.

Organisée par le Musée Guggenheim Bilbao en collaboration avec le Grimaldi Forum Monaco

Francis Bacon
Trois études pour une crucifixion (Three Studies for a Crucifixion), 1962
Huile sur toile, triptyque
198,1 x 144,8 cm, chacun
Solomon R. Guggenheim Museum, New York, 64.1700
© The Estate of Francis Bacon. Tous droits réservés
DACS/VEGAP, Bilbao, 2016

Auteur

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Années 1910

Francis Bacon est né à Dublin le 28 octobre 1909, deuxième de cinq enfants nés de parents anglais aisés, installés en Irlande mais sans ascendance irlandaise.

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Le saviez-vous...?

Un artiste autodidacte

Francis Bacon avait une façon peu conventionnelle d’aborder le processus de création picturale : il réalisait rarement des croquis préparatoires et peignait toujours directement sur la toile vierge. Il ne reçut aucune formation académique officielle et son atelier de Reece Mews fut pratiquement le seul endroit où il produisit son œuvre.
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Les figures humaines

Le style pictural de Bacon se situe à mi-chemin entre l’abstraction et la figuration. Le Surréalisme fut un point de départ important et eut une influence déterminante sur ses premières œuvres. Ensuite, quand Bacon commença à représenter le mouvement des figures sur la toile, les photographies d’Eadweard Muybridge du corps humain en action se convertirent en référence incontournable.
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La sexualité

Bacon racontait que ses parents l’avaient chassé de la maison en 1926, après avoir découvert qu’il avait mis des habits de sa mère. Après cet épisode, et grâce à l’argent que sa mère lui envoyait, il put s’installer dans d’autres villes où il pouvait s’exprimer avec davantage de liberté : d’abord à Londres, puis à Berlin, et plus tard à Paris.
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La vie et la mort

Dans ses premiers thèmes, Bacon peint des carcasses de viande qu’il voit exposées dans les boucheries et qui finissent par devenir des images récurrentes dans son œuvre [Trois études pour une Crucifixion (Three Studies for a Crucifixion, 1962)]. Pour Bacon, la viande représente le cycle de la vie et de la mort.
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L'atelier de 7 Reece Mews

« Pour une raison quelconque, dès que j’ai vu cet endroit, j’ai su que je pourrais y travailler. Les lieux ont une forte influence sur moi – je suis très sensible à l’atmosphère d’une pièce. J’ai su, dès l’instant où je suis entré ici, que je pourrais y travailler ».
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